La vérité commence quand deux personnes A et B émettent séparément un jugement similaire sur un troisième élément C.

Mais si plus de deux personnes émettent un jugement similaire sur un troisième élément, il ne s’agit plus nécessairement de vérité. En effet, en ce cas la condition d’émission séparée des jugements commence à s’effriter. Avec le troisième intervenant, ce jugement commence à devenir un fait d’opinion, transmis de seconde main.

Le moment où une vérité est la plus vraie est celui de la coïncidence des deux premiers jugements séparés.

Cela ne signifie pas qu’il ne peut pas y avoir de vérités communes à une multitude. Mais ces vérités générales, telle “l’argent ne fait pas le bonheur” ou “l’important c’est la santé”, n’ont plus de pertinence précise. Elles gardent une sorte de vertu apaisante.